La faute à la "L'ai tue"
http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=cEz5il1Syhc
Putain de lumière, tu ne vas tout de même pas t’allumer à chaque fois que je jette ma cendre dans le cendar à 10 centimètres de ma main !
Si.
Conclusion ? Il vaut mieux boire que fumer selon cette saleté de lampe. Sans même l’avoir frottée, elle me faisait déjà chier.
Mes fibres internes deviennent nerveuses dès qu’il s’agit de luminosité et les externes ont une sale gueule.
Je frotte les cicatrices qu’une porte en sapin m’a infligée lors d’une blind date en me demandant pourquoi toute cette hargne que je possède me revient toujours dans la face au lieu de servir à quelque chose… et comment puis-je encore tenir debout sans dormir depuis trois nuits et bientôt trois jours…?
L’instinct de survie qui éclore enfin, soudain ?
J’ai peur de m’endormir et de ne jamais me réveiller serait une explication plus exacte.
C’est une hantise que j’ai depuis qu’un jour, j’ai autant avalé de médocs que d’alcool et me suis finalement relevée pour tout déverser aux toilettes, comme si la perspective d’une mort proche avait éveillé cet instinct de survie que j’aime tant (bien que les toilettes n’aient rien demandé à personne, les pauvres).
J’aimerais changer les ombres en miroirs pour que l’on cesse de se fondre en dedans et se regarde enfin. Tels ces murs en face des autres. Comme quoi, même une barrière est plus parlante.
Et cette chanson, je la sifflotais lorsque j’étais encore en primaire, à me battre, toujours discrètement, contre des cons qui ne respectaient rien, surtout pas la belle langue des livres que je lisais trop vite, semblait-il.
Les choses n’ont pas tellement changées.
Je parlais de moins en moins fort, excepté pour cracher du venin. Je ne parle pas beaucoup plus aujourd’hui mais, à défaut d’autres moyens, j’ouvrais terriblement ma gueule lorsque l’Injuste se prononçait.
Et maintenant, je file droit
Vers un miroir pour m’engueuler de m’être tue.
Au moins, je me regarde de temps en temps.
Titan


