Souffle l'encre
Je ressors, cramoisie, d’une séance d’U.V. au feu de bois de la cheminée en m’imaginant d’autres images que celles d’un marshmallow couvert de braises et criant au fond de la poubelle. Si je ne vivais qu’à travers l’esprit, je serais en train de signer des autographes pour mon interprétation persifflante de Beethoven au piano. Mais la vie veut que mon imagination soit débordante sans être enrichissante et qu’au lieu du divin de l’ivoire, je ne sois qu’intempestivement rivée (changement de sexe), les lèvres entrouvertes pour souffler sur l’encre, à une feuille de papier, le stylo partant plus vite que la pensée même ou sur le clavier de l’ordinateur, cette machine qui m’entraîne là encore dans un abysse de technologies futures, ne tenant toujours pas assez de temps sans le regarder pour ne pas faire des fautes de frappes qui seront de toutes façons faites. SssssssssssVvvvvFfffff…
(Ceci dit, en passant, les fautes seront toujours grammaticales, quelque soit l’excuse, la plus inventive soit-elle.)
Mon cerveau se capitonne tandis que le feu crépite. Il y a une parallèle à tout, non ?

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