mercredi, février 29, 2012

des Notes

"..
Dans la prison,
où les justes plaident pour des roses.
Nous ne pouvons que les observer, cette autre vieille femme et nous,
du dehors.
Et dans cet hôtel, où je joue du clavier,
sur un bloc-note dont le nom n'évoque qu'un peu plus l'enfermement,
visible du coin de la fenêtre,
je n'ai pas de murs où les roses puissent s'étendrent,
il n'est point d'accroche pour les glycines de toute cette humanitée
laissée-aller
comme un conte dadaïste,
ou comme une mauvaise plaisanterie.
Parfois l'envie d'abandonner dure des siècles
et se révolte contre elle-même.
La rose prendra racine sur un bout de nappe
arraché dans n'importe quel restaurant..."

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=IA-CMZxRmLw

samedi, février 25, 2012

Le Glaçon

notes du 27.01.12


Il est loin du blâme, le temps qui allonge ses jambes
sur les fleurs d’on ne sait trop quelle saison.
Quand repose le corps, de n’importe quelle matière fut-il fait,
il n’est pas de blâme à donner
si ce n’est celui des mégères et des frustrés de tous bords,
prônant un ordre improbable,
plongés dans des simagrées de convenances.

[Les aubes sont effrayantes
et les crépuscules nuisent aux jugements des êtres,
(bien qu’on les aimât un peu.)]

Il n’est pas de blâme à donner à la posture,
distordue ou élégante,
des membres d’un corps fourbus
par les heures d’on ne sait trop quelle saison.

J’ai enfin pleuré en imaginant un cheval mort,
Te rends-tu compte ?

Bague - attelle dans le noir

Ses yeux tout aussi bleus soient-ils,
signent le testament de beaucoup trop de choses pour être relégués à une seule envie.

Je n'ai jamais voulu signer mon arrêt de mort
et encore moins mes fiançailles.

La liberté a un prix, assez cher à payer,
mais que faut-il choisir dans un monde où tout est à porter de main?
La confiance ou l'envie, le désir ou l'imposition, l'attente ou l'immédiat?

Je préfère l'attente d'un immédiat impossible à soustraire. Et en ces temps monocordes, cela veut dire pleins de choses. Beaucoup trop pour être relégués à un unique but. J'attends les inatendus en espérant des nouvelles d'Autres, bien plus connu(e)s, parce qu'il vaut mieux ne pas être seul malgré tout.

mercredi, février 22, 2012

Lost and forget

Au jour qui vient, au jour qui passe. De tout, un grand air de fougue primptanière ramène au supportable, tant qu'il y a du vent. Tant que l'on s'embrassait, rien ne pouvait rouvrir la peur excepté le temps.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_detailpage&v=SZZxMD9XCCg

mardi, février 14, 2012

Souffle l'encre

Je ressors, cramoisie, d’une séance d’U.V. au feu de bois de la cheminée en m’imaginant d’autres images que celles d’un marshmallow couvert de braises et criant au fond de la poubelle. Si je ne vivais qu’à travers l’esprit, je serais en train de signer des autographes pour mon interprétation persifflante de Beethoven au piano. Mais la vie veut que mon imagination soit débordante sans être enrichissante et qu’au lieu du divin de l’ivoire, je ne sois qu’intempestivement rivée (changement de sexe), les lèvres entrouvertes pour souffler sur l’encre, à une feuille de papier, le stylo partant plus vite que la pensée même ou sur le clavier de l’ordinateur, cette machine qui m’entraîne là encore dans un abysse de technologies futures, ne tenant toujours pas assez de temps sans le regarder pour ne pas faire des fautes de frappes qui seront de toutes façons faites. SssssssssssVvvvvFfffff…


(Ceci dit, en passant, les fautes seront toujours grammaticales, quelque soit l’excuse, la plus inventive soit-elle.)


Mon cerveau se capitonne tandis que le feu crépite. Il y a une parallèle à tout, non ?



dimanche, février 05, 2012

L'esprit pleure, les yeux sont secs


Les ombres des bambous dansent sur le sol de béton blanchi par la lune alors que je me consume avec la cigarette que je garde au bord des lèvres. Mon visage est en constante demande de sommeil et mes joues sont aussi bouffies qu’un lendemain de rêves exaspérés.

Des images de l’asile psychiatrique me reviennent ainsi que des fantômes qui déambulaient dans ses couloirs, à la recherche d’un coin de mur où se taper la tête. Des images de misère humaine et de fous floutés par les médications de tous genres.

Je noue mon sac de sentiments sur le dos et n’arrive pas à le rouvrir entièrement. Je compte sur le feu des yeux étrangers pour m’aider à ressentir encore quelque chose, n’importe quoi, pourvu que ce soit humain et même misérable.



The Fire - Imogen Heap

vendredi, février 03, 2012

Petite touche de Gris flambloyant

Je pense que je suis au bar, entourée par la fumée des cigarettes qui se consument, comme les âmes ici, biberonnant, avec toute l’élégance d’un être vaincu mais luttant encore, une bière à la bouteille que je n’ai pas dû payer chère alors que je soupèse ma veste.




En même temps, je pourrais être remplie de biftons fraîchement gagnés au casino d’où je sors mais même la plume des petits billets verts, violets ou oranges serait plus lourde que la seule plume du corbeau que je garde en guise de « porte-bonheur ».



C’est cachée ici que j’aime vivre, c’est dans ce non-lieu à l’ambiance de fleurs un peu pourries que je respire le plus.



Et c’est à cet endroit précis qu’elle se rappelle à moi. Nous nous sommes aimées, puis haïes, nous nous sommes aimées encore puis quittées sans que je le la haïsse jamais. Je l’ai aimé comme on ne peut pas aimer deux fois mais l’heure de l’horloge impassible des bons moments n’était pas venue pour nous.




Sans jamais la haïr, je m’en suis éloignée pour qu’elle soit enfin libre et que je me redécouvre aussi.




Et c’est dans un endroit tout aussi pourrie que ma conscience que je la retrouve enfin, celle à qui je dois tant de choses que les doigts m’en manque, celle-là même qui tombait avec ma statue favorite.





Je l’imaginais moins chevelue.





Nous nous parlons comme des adultes et nous agissons comme tel.






Nous formons des phrases : Sujet, verbe, complément en introduisant une demande de pardon, plus tard acceptée, et dans le lieu louche de mon inconscient (qui a fomenté toute la mise en scène, aussi mauvaise soit-elle), remplis par les fumées des démons d’autrefois qui mangent encore quelques espaces, je n’ai plus qu’une seule envie.





Te prendre dans mes bras en soufflant : « Tu as, et seras, toujours été ma plus proche amie ; la meilleure âme qui puisse se consumer ici. »




J'ai envie de te prendre dans mes bras,comme l'amie chere qui m'a top longtemps manquée.




Imogen Heap "Little bird":

http://www.youtube.com/watch?v=X9diXbRy3qs&feature=player_detailpage

jeudi, février 02, 2012

no noise, no dose

Il a des airs de nimbe, non ?

Mon corps sur une chaise à dos droit réagit à peine au martèlement des baffles. Il y a comme un air de déjà vu dans cet après-midi figé sur la campagne bressane que je hais de tout mon amour.

Il y a comme un air d'emmerdement à ne jamais finir ce qui avait été commencé.

Pas une goutte d'alcool dans le sang mais le sentiment d'avoir échoué reste. J'étais à l'heure avec mon addictologue et j'ai parlé plus d'une demi-heure mais les points d'ancrage vacillent si facilement que j'aurais peur de m’auto-saboter avant même de réellement le faire.

« N’auriez-vous pas plutôt peur de la réussite ? », demande-t-elle sans sourire.

Si, et alors?

http://www.youtube.com/watch?v=pR_heGRfwe0