Your candle burns too bright
Quand la nuit tombe, sa clarté devient trop lumineuse, et j’ai peur d’elle comme j’ai peur de moi, j’ai peur de décevoir tout ce que j’aime comme j’ai peur de tous ceux que j’ai aimé en fuyant après avoir distillé un peu du désamour de soi en eux.
Tu ne méritais pas d’être seule et encore moins dans un monde que tu as déjà côtoyé. L’air du Large porte bien son nom ces temps-ci.
De rire avec toi m’avait manqué, surtout d’une banalité qui ne me touche pas autant, bien que j’en rie aussi, lorsqu’elle est surprise aux gens qui passent sur les quais où je m’escrime du regard depuis des mois.
J’ai pu rire de cette banalité-là lorsqu’un petit garçon en bas des escaliers s’est écrié : « _Pourquoi on remonte pas ?» et que sa mère, à mi-parcours, lui a répondu : « _Parce qu’on est descendu ».
Oui, c’est drôle sur l’instant mais ça ne me donne pas autant envie de pleurer.
Et la descente que je prends maintenant, aucune remontée ne pourra me la rendre plus facile malgré ce mauvais goût métallique qui encercle ma tête, malgré le manque de moyens, encore, pour se dire : « cette fois tout ira bien », parce que j’ai peur de moi toujours avant d’avoir peur de tout le reste, et j’ai peur d’être trop faible pour supporter d'aller mieux.
