Tout a commencé un jour, du moins, c'était peut-être une nuit, ou ailleurs. De toutes façons et où que se soit. Tout a commencé.
Parfois. Crier. Frapper. Parfois. Tes dents qui me rongent et me font mal dans ces instants de bonheur total. Ta peau suant, me collant, me révulsant. L’Envie de déchirer cette peau aux senteurs animals, de déchiqueter cette chair molle et grasse, d’étouffer ces cris et ces petits hurlements plaintifs.
Et tes yeux abominables. Tes yeux suppliants. Les arracher de mes doigts, écraser ces pupilles et leur noirceur carbonique. Ne plus ressentir la chaleur de ta bouche m’aspirant tour à tour, m’enrobant plus encore. Cette peau aux reflets cramoisis. Cette peau contre la mienne, n’ayant pour seule séparation que la transpiration infecte de fruits pourris sur le sol.
Et tes dents dévoilées par ton sourire malsain. Tes dents si blanches et si petites.
Tes dents arrachées et mélangées au sang que tu avales.
Toi, la force et moi, la désillusion. Et c'est ainsi que tout a terminé. Ici.
Pour recommencer encore... là.